Jeudi 22 juin 2006
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Il y a urgence. La Somalie est en train de se transformer en champ de bataille opposant des sympathisants d’al-Qaïda à des Seigneurs de la Guerre.
Depuis 1991, près de 500.000 personnes ont été victimes de la lutte sans merci que se livrent les seigneurs de guerre.
Le Mode Marche de la machine de guerre :
- Un pouvoir colonial italien qui recrute des petits fonctionnaires et donne du pouvoir à ceux qui deviendront des petits tyrans. Syad Barre est un exemple emblématique. Recruté comme sous-officier de la police par les Italiens, est à la tête de l’armée en 1964, 4 ans après l’indépendance. Dès 1969 il s’empare du pouvoir. En favorisant outrageusement son sous clan et en écrasant brutalement toute opposition, il provoqua la guerre civile. Son régime est renversé en 1991. Depuis, la Somalie est restée sans gouvernement central et le Somaliland a refusé de rester uni à son voisin.
- Il est probable que les Américains avec leur base de Djibouti ont contribué aux livraisons d’armes parvenues à l’alliance des chefs de guerre. Par contre un embargo empêche le gouvernement transitoire d’équiper son embryon d’armée.
Le Mode Arrêt… :
- 1992 : intervention de l'ONU. La manoeuvre humanitaro-militaire vire au désastre.
- 2006 : la charia, face à l'arbitraire violent des chefs de guerre
- Abdullahi Yusuf , le président, essaie de bâtir une armée nationale. Pour cela il a besoin d’une aide financière et technique venant de l’extérieur. L’Union africaine est déjà impliquée au Darfour et c’est l’IGAD, organisation régionale, qui est supposée envoyer une force de soutien à la paix. Celle-ci a du mal à se concrétiser car les pays membres de l’IGAD ont tous des problèmes internes importants à résoudre.
- Des diplomates expérimentés et le financement d’une reconstruction politique …mais à quel coût et pour combien de temps ?
Mercredi 29 mars 2006
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La star Academy en est à sa dernière saison, le Royaume est un échec. Quel avenir pour la télé réalité sur TF1 je me demandais encore récemment. Heureusement, TF1 a de la réserve, dans ses archives , une émission toute prête d’un genre nouveau: les 24 heures d’un dictateur fou animé par Jean Claude Narcy. Vous prenez un dictateur parmi les plus extrêmes de la planète et le défi est de le relooker, de le former et de lui redonner une image correcte pour qu’il devienne un bon dictateur apprécié dans son pays, une sorte de star ac adaptée aux chefs d’Etat trop autoritaires en quelque sorte.
Aussi absurde que cela puisse paraître, c’est pourtant une réalité racontée récemment par David Garcia dans son livre Le pays où Bouygues est roi.((éditions Danger Public, 2006) En effet, mandaté par son actionnaire minoritaire, Bouygues, TF1 a réalisé en 1996 une émission animée par Jean Claude Narcy avec le dictateur Turkmène Saparmourat Niazov. Sur le plateau : Mr Lelay, PDG de TF1, en personne et quelques dirigeants de Bouygues. Le but de l’émission : redorer le blason quelque peu délavé de Mr Niazov dans son pays.
Il faut dire qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère. Après avoir supprimé les bibliothèques dans les campagnes puisqu' "un paysan ça ne lit pas", vidé les caisses publiques pour construire des palais somptueux en l’honneur de sa mère, fait imprimer son effigie sur les billets de banques, bouteilles de vodka, savons du pays, changé l’alphabet, jugé archaïque, et instauré un livre officiel, base de l'éducation dans le pays qu'il a lui même écrit, on comprend que son image aie quelque peu souffert. Mais pas trop : il n’y pas d’opposants officiels à son régime. La tâche de TF1 s’annonçait donc ardue.
Pourtant, l’émission a été tournée et TF1 a en prime été chargé de la remise à niveau de la télé locale. La chaîne française a même tenu à ajouter une petite touche personnelle, en proposant astucieusement que la photo de Mr le dictateur apparaisse sur l’écran de manière permanente, elle a en été chaudement félicitée. On le voit TF1 n’est jamais à cours d’inspiration ouf !
Lien de la vidéo sur le site nouvel obs: http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060301.OBS8882.html
Mardi 21 mars 2006
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La rue crie, les étudiants sont en révolte, la Sorbonne barricadée, la France est indignée c’est le début de la précarité on dirait. Ces deux contrats permettent à des petites entreprises pour le CNE (-de 25 employés) et aux autres entreprise pour le CPE (+ de 25 employés) d’embaucher un nouvel employé, et de pouvoir pendant deux ans le licencier sans justification. Que reproche-t-on exactement à cette loi ? De créer des emplois précaires. Jusqu’à maintenant, une entreprise qui désire embaucher avait deux options, engager en CDD ou CDI. Une entreprise fragile financièrement ne prendra pas le risque d’embaucher en CDI et même si elle peut en avoir besoin, elle n’embauchera personne par peur des indemnités de licenciement qu’elle devra v
erse. Le CPE est alors une solution. Il permet bien sûr de tester l’employé mais surtout il met en place une période de test pour l’entreprise, elle a pris le risque d’embaucher, cette embauche lui est-elle bénéfique ? Si oui elle ne licenciera pas l’employé , on ne licencie pas une personne compétente qu’on a formé, si on en a besoin et son contrat sera changé en CDI. Si non, c’est à dire si l’entreprise n’arrive pas à compenser le coût de l’embauche par une croissance de son activité, alors elle peut le licencier en échange d’une indemnité, mais au moins, elle aura pris le risque d’une embauche, risque qu’elle n’aurait pas pris si le CPE n’existait pas. Par ailleurs, licencier un employé en CPE a tout de même un coût non négligeable (10% du salaire qu’il a perçu jusqu’au moment du licenciement), l’employeur réfléchira deux fois avant de licencier. Le CPE se veut un antidote contre la frilosité d’embauche des entreprises françaises. L’idée est donc bonne en théorie. Tous les reproches que lui font les manifestants, la gauche et bien d’autres sont infondés, le CPE n’est pas un contrat poubelle ou précaire, il offre de réelles opportunités. Bien sûr, il va à contre courant de l’idéal français de sécurité de l’emploi et d’emploi à vie et c’est sans doute ça qui gène le plus. Mais il est sûrement temps de sortir de l’immobilisme craintif dans lequel la France semble embourbée. On le conçoit donc l’idée est bonne, elle se veut le début d’un changement dans la culture du travail en France. Mais pour autant sera-t-elle efficace, bien utilisée ? Le vrai débat est là. Le problème n’est pas de remettre en questi
on le projet de loi en lui même mais plutôt son application pratique en France. Quelle différence nous dira-t-on ? Une différence de culture. Dans certains pays, cette loi a été appliquée avec succès. En France, elle conduira peut être à des licenciements abusifs qui peuvent la discréditer. Cette loi n’est pas française. Alors soit on reste dans le passé, on la brûle, on la condamne, on l’abroge, on la refourgue au placard et on trouve des mesures de toujours, françaises mais inefficaces, soit on croit au changement et on lui donne sa chance au CPE !
Mercredi 8 mars 2006
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Philosophie ou roman ? On croit se plonger dans l’histoire d’un personnage et finalement nous touchons le fond de notre propre histoire. Ces réflexions que l’auteur mène sur les Autres et lui-même à travers la révolution qu’il souhaite mener en République Tchèque est le cheminement d’une pensée qui nous habite tout autant que lui. De simples descriptions de scènes entre amis, en famille ou de sentiments plus indéfinissables, la philosophie prend son envol vers des destinations inconnues, et souvent suivant un fil logique pour aboutir dans le vide. Et pourtant on a le sentiment d’avoir avancé. On n’oublie le livre et une question récurrente s’impose à nous: qu’est-ce qui me guide, moi ? …Quel est cet homme sans qualités dont parle le livre? A vous de le découvrir.
Par Elfe absolu
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Publié dans : Un peu de culture
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